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3 min
01/02/2019

Génération Z : quels salariés pour demain ?

Nés après 1995, ils ont entre 7 et 24 ans et sont, pour certains, sur le point de rentrer dans le monde de l’entreprise. Quels salariés seront-ils ? Comment se projettent-ils dans le monde professionnel ? L’étude de Dell Technologies, publiée fin décembre, donne quelques pistes pour mieux comprendre leurs attentes.

Ultra connectée, hyper mobile, complètement décomplexée, cette fameuse génération Z, celle du selfie et des tutos, n’est pourtant pas une génération de robot ! Tel est le constat pour le moins surprenant qui ressort des résultats de cette étude menée auprès de 12 000 élèves de l’enseignement secondaire et supérieur dans 17 pays dont la France.

En quête d’un univers de travail ultra tech

Ils sont snapchatters, instagramers, youtubers mais certainement pas Facebooker, le réseau social de Marc Zuckerberg étant relayé aux antiquités du monde digital. Ils publient des stories à longueur de journée, musclent leurs pouces comme jamais à force de textoter, de swiper, de scroller… Bref, on le sait la GenZ, biberonnée par le flux continu des images numériques, ne peut pas vivre sans écran. Dès le plus jeune âge, ces digitals natives sont baignés dans cet univers digital où ils sont plus acteurs que spectateurs ce qui leur permet de développer en continue leurs compétences numériques. Ainsi, l’étude Dell Technologies révèle, sans surprise, que 97% des sondés sont intimement convaincus que les innovations technologiques feront évoluer les métiers et que ceux qui les maitrisent le mieux seront les leaders de demain. On n’est pas non plus surpris d’apprendre que 80% d’entre eux souhaitent travailler avec des technologies de pointe et que pour 53%, le package technologique proposé par l’entreprise représentera, pour eux, un critère décisif entre deux offres d’emplois similaires. Concernant l’IA, ils sont plus de la moitié (51%) à parier sur la collaboration entre l’homme et la machine, tournant le dos aux Cassandres prophétisant la lutte finale entre les deux intelligences, artificielles et humaines. En revanche, ces technophiles nés, loin d’être autocentrés, hyper individualistes, sont, en réalité, en quête de relations humaines dans le monde du travail.

Des interactions humaines à tout prix

La génération « selfie » ne rime pas en effet avec « selfish » ! Bien au contraire. Bien qu’étant ultra connectée, la génération Z juge les relations humaines comme primordiales dans l’entreprise. Ainsi, au lieu d’envahir la boite mail de leur collègue, ils iront traverser le couloir ou bien descendre d’un étage et frapper à la porte de son bureau. Back to basics ! D’après l’étude, la méthode qu’ils ont l’intention de privilégier pour communiquer avec les collègues ou son supérieur est le face-à-face qui remporte l’adhésion de 43% des personnes interrogées loin devant le mail qui rassemble seulement 14% d’entre eux. Pour ce qui est de la formation et l’apprentissage, là aussi on s’attendrait à ce que les Z ne jurent que par les MOOC, podcast, tutos. Raté ! Encore une fois, c’est le contact humain qui est valorisé. 61% déclarent qu’ils préféreront apprendre de leurs collègues, voir même de leur boss plutôt qu’en ligne (seuls 11% ont choisi les vidéos Youtube). Si le collègue est considéré comme un voisin vers lequel on peut se tourner pour être aidé et accompagné pour accomplir sa mission, c’est parce que les Z misent sur la coopération où le tout nait de la participation de chacun. Ainsi, 68% penchent pour le travail d’équipe plutôt que de travailler seul dans son coin. Quant au télétravail qui séduit actuellement de plus en plus de salariés, il n’a pas vraiment la cote auprès de cette génération : 53% préfèrent se rendre sur leur lieu de travail plutôt que de faire du home office. Si les Z sont à ce point sensibles aux relations entre collègues et attachés au lieu de travail c’est sans doute parce qu’ils sont habitués de graviter dans un écosystème avec lequel ils sont en permanence en interaction et que l’entreprise en fait partie. Comme l’explique l’enquête réalisée par BNP Paribas et The Boson Project, La grande InvaZion, « le réseau représente la clé de la réussite pour 40 % d’entre eux. Là réside peut-être une différence avec leurs aînés qui se raccrochaient à leurs études et CV autant qu’à leur réseau. »

Coachement vôtre !

Conscients de l’obsolescence des connaissances et que les métiers d’aujourd’hui n’existeront plus dans quelques années, les Z perçoivent l’apprentissage comme une formation en continue. L’étude de Dell Technologie révèle que seuls un peu plus de la moitié (57%) des étudiants interrogés considèrent leur formation bonne ou excellente pour les préparer à leur futur métier. Pour autant, cela n’ébranle pas la confiance qu’ils entretiennent dans leurs compétences numériques. L’étude souligne d’ailleurs leur volonté à devenir coach. 77% des élèves sondés, au niveau mondial, pensent être prêts à servir de mentors pour des collaborateurs seniors qui redoutent d’être dépassés par les mutations digitales de leur entreprise. Remarquons toutefois que les Français (36%) et les Japonais (40%) de la génération Z semblent néanmoins moins à l’aise à l’idée de les former. Cette formation par les plus jeunes porte un nom : le « reverse mentoring » (mentorat inversé), nouvelle modalité d’apprentissage collaboratif consistant à affecter à un profil senior un mentor, qui n’est autre qu’un profil issu de la génération Y ou Z. Dans ce contexte intergénérationnel, la GenZ aura donc un rôle déterminant à jouer dans la transmission des compétences et la transversalité des équipes. Tech addict et tradi, égocentrique et altruiste, élève et maitre en même temps, cette génération qui concilie les contraires, est aux portes de l’entreprise. Alors, prêts à manager la GenZ ?

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