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4 min
04/06/2018

Zoom sur le métier de Chief Happiness Officer

Les origines du Chief Happiness Officer

Devenue hautement stratégique, la quête du bonheur au travail a donné lieu à l’apparition d’un nouveau métier, entièrement dédié au bien–être des salariés. Selon la légende, l’idée de cette nouvelle fonction reviendrait à Chade-Meng Tan, 107° recrue de Google, qui proposa d’abandonner son poste d’ingénieur pour se consacrer exclusivement à la satisfaction de ses collègues. Autoproclamé « Jolly Good Fellow », en français « bon camarade », Chade-Meng Tan a, depuis, fait nombre d’émules aux États-Unis, puis dans le monde. D’abord cantonnée au secteur du numérique, en proie à une véritable guerre des recrutements, la démarche a rapidement conquis les entreprises tous secteurs confondus. Pour preuve, l’une des premières directrice générale du Bonheur en Europe n’était autre que Laurence Vanhée, directrice des Ressources humaines de la sécurité sociale belge. Apparu en France dans de petites structures ou start-ups, la tendance commence à gagner des organisations plus classiques telles que Bouygues Bâtiment Île-de-France, les Laboratoires Boiron, Sodexo, Banque Société Générale ou Carrefour…

Des compétences et missions qui varient

Mais les contours de cette profession restent encore flous, les titres usités : Chief happiness officer, Feel good managers, Happiness driver, People Officer, Culture captain… tout comme les attributions de ces nouveaux responsables du bonheur varient d’ailleurs sensiblement selon les entreprises. Souvent caricaturale, l’image des Chief happiness officers se résume généralement à celle de « Gentils Organisateurs » régnant sur des  open-spaces conviviaux et ludiques où se succèdent les propositions d’activités de loisirs ou de détente. Dans les faits, leur mission consiste plutôt en un subtil dosage de communication interne, de gestion des ressources humaines et d’événementiel. Car garants du bien-être et de l’engagement des collaborateurs, les Chiefs happiness officers ont également à charge de relayer les valeurs et la culture de l’entreprise, d’accompagner les changements, de désamorcer les conflits et d’éradiquer les sources de stress en proposant et mettant en œuvre les actions curatives ou préventives : mise en place de solutions de télétravail ou de services de conciergerie, organisation de parcours d’intégration pour les nouveaux embauchés,…

Une fonction hybride encore en devenir

Opérationnelle autant que stratégique, cette mission requiert des compétences professionnelles et des qualités humaines multiples. Nombre de Chief happiness officers opèrent d’ailleurs encore aujourd’hui avec une double casquette, cumulant ce nouveau rôle avec un poste plus classique de directeur des ressources humaines, responsable de la communication ou du marketing.

Pour l’heure, les résultats des actions menées sont difficilement quantifiables à l’exception peut-être du taux de turn-over ou d’une nomination dans le fameux palmarès des « Great places to work ». On l’aura compris, malgré des titres parfois insolites, la tâche de Chief happiness officers est plus ardue qu’il n’y parait. La multiplication des séminaires de formation, tout comme la création récente d’un groupe dédié sur la plateforme Linkedin sont d’ailleurs autant d’indices qui semblent augurer de la professionnalisation de la fonction et de sa pérennisation dans les organigrammes.

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