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Comment réduire l’absentéisme maladie pour cause de TMS ?

Lombalgie, tendinite de la souris, tensions aux cervicales… toutes ces douleurs physiques sont de plus en plus répandues dans le monde du travail. Aujourd’hui, 23% des arrêts maladie sont causés par des troubles musculosquelettiques (TMS). L’avènement du digital et des écrans tous azimuts, source de sédentarité accrue, y est pour beaucoup. Dans certaines entreprises du secteur agricole où le travail est encore physiquement éprouvant, des bonnes pratiques ont été mises en place. C’est le cas chez T&B Vergers, une société maraîchère lilloise qui a réduit son taux d’absentéisme en à peine 3 ans.

On est sur des métiers très difficiles, pénibles au quotidien. Le constat était un peu alarmant, parce que, clairement, on avait de plus en plus de turnover, et ça coûte cher à l’entreprise. Ça veut dire des remplacements, parfois pas possibles. Donc on a un déficit au niveau de la production et de l’économie de l’entreprise.

Le problème, c’était vraiment de remettre l’homme au cœur du process. Donc en 2015 on a mis en place ce réveil musculaire : c’est 10/15 minutes d’échauffement  sur toutes les parties du corps qui sont sollicitées à longueur de journée. On s’est aperçu qu’en changeant toutes les heures chaque poste, n diminuait par 3 tous les gestes pénibles. Donc clairement on a diminué de façon drastique la pénibilité de chaque poste.

En accompagnement de ce réveil musculaire  et de cette rotation de poste, ce sont des ateliers mensuels, ouverts à tous, mais pas obligatoires. Donc on va avoir des ateliers d’ostéopathie,

des séances de relaxation. On a fait appel à des experts extérieurs : ergonomes, médecins du travail, pour nous accompagner dans la démarche.

On a crée ce qu’on appelle un comité santé et sécurité au travail, qui réunit des collaborateurs volontaires au sein de cette structure, une structure qui se réunit  tous les mois. Ce comité travaille sur des actions concrètes pour continuer d’avancer sur cette démarche.

En 2015, on était à 17% d’absentéisme, et aujourd’hui on est passé à 1,7%. Sur l’année 2016 et 2017, nous avons recensé zéro accident de travail liés réellement aux TMS.

On ne peut pas mettre en place ce type de démarche si on implique pas les collaborateurs dès le départ. C’est vraiment une bienveillance et un dialogue permanent. Certes, une démarche de réveil musculaire,  d’ateliers réguliers, ça a un coût, mais ça coûte beaucoup moins cher que des arrêts et des accidents de travail.

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