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Tout ira-t-il pour le mieux dans le monde du travail de demain ?

Cette nouvelle révolution laisse augurer de nouveaux progrès dans l’amélioration de la qualité de vie au travail mais ne manque pas de soulever des interrogations.

Longtemps gouverné par la règle des trois unités, de temps, de lieu et d’action, le modèle organisationnel du travail s’est, en une poignée d’années, profondément modifié à la faveur du déploiement de l’Internet et du développement de l’intelligence artificielle.

Rendues possibles par les nouvelles technologies de l’information et du numérique, ces transformations ont également été dictées par la nécessité, pour les entreprises, de s’adapter aux attentes nouvelles de jeunes générations de salariés, les fameuses « Y » et « Z », plus soucieuses de leur liberté et de leur épanouissement personnel que de leur plan de carrière.

La banalisation du travail à distance assure, par exemple, aux salariés une plus grande autonomie dans la gestion de leur temps et une plus grande liberté dans l’articulation de leurs obligations professionnelles et privées. L’accès immédiat et permanent à l’information est aussi le moyen de faciliter l’acquisition de nouvelles compétences via la formation continue et d’inciter à un meilleur partage des connaissances. La robotisation quant à elle, participe à affranchir les salariés des tâches les plus répétitives pour leur permettre de se concentrer sur les activités à plus forte plus-value. Si les bénéfices sont multiples, il reste de nombreuses inquiétudes concernant le droit à la déconnexion par exemple.

Demain se prépare aujourd’hui

Porteuse de menaces autant que d’opportunités, cette troisième révolution industrielle interroge mais génère aussi de nombreux espoirs pour l’amélioration de la qualité de vie au travail. Selon l’enquête TNS Sofres commanditée par l’Anact sur le thème « Mieux travailler à l’ère du numérique », 57 % des salariés se déclarent optimistes quant aux impacts du numérique sur leur vie professionnelle. Encore faudra-t-il pour cela que les entreprises prennent soin d’adapter leurs environnements de travail à cette nouvelle donne numérique en veillant notamment à accompagner leurs collaborateurs dans la mise en œuvre de ces changements et à les préserver des risques d’intensification du travail induits par l’irruption de robots et de technologies corvéables à merci.

En effet, si l’intensification de la robotisation constitue une avancée indéniable en termes de réduction de la pénibilité des tâches, elle peut aussi s’avérer une menace pour la pérennité des emplois. Dans le secteur de l’industrie, l’apparition des usines sans présence humaine, à l’instar des « Speed Factories » d’Adidas, laisse déjà présager la disparition de nombreux métiers. Jusqu’ici relativement épargnés, les salariés du secteur tertiaire se voient, à leur tour, concurrencés par les algorithmes informatiques et autres avatars comme en témoignent le développement des automates de caisse, des voitures sans chauffeurs ou des cabines de télémédecine. Selon une étude publiée en mai 2016 par l’OCDE, 9 % des emplois français pourraient être amenés à disparaître, soit l’équivalent de 2,4 millions d’emplois, et 30 % pourraient être automatisables à 50 %. Cette accélération de la révolution digitale et du développement de l’intelligence artificielle n’en annonce pas pour autant une disparition programmée du travail, car de nombreux nouveaux métiers et fonctions devront être créés pour garantir une interaction optimale entre l’homme et la machine et pour accompagner les utilisateurs dans l’appropriation de ces technologies nouvelles. Ces métiers, pour la plupart encore à inventer, pourraient même, selon certains experts, donner lieu à l’émergence d’un quatrième secteur économique.

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