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7 min
22/09/2017

Loi de transition énergétique, la santé aussi est au programme !

Réduire la facture énergétique, favoriser de nouvelles activités génératrices d’emploi, diminuer les émissions de gaz à effet de serre, etc. La loi implique tout le monde : citoyens, collectivités… et entreprises. Plusieurs mesures les concernent directement, et avec elles leurs salariés. Préoccupés par leur environnement et les effets de la pollution sur leur santé, ces derniers attendent plus que jamais de leurs employeurs qu’ils s’engagent. Zoom sur un environnement de travail de plus en plus vertueux.

À l’heure du changement climatique, la France se fixe plusieurs grands objectifs mesurables, parmi lesquels la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 ou encore la diminution de la consommation d’énergies fossiles à 30 % d’ici à 2030. Au total, plus de 150 dispositions sont prévues par la loi pour agir sur les principaux volets des questions environnementales : construction, rénovation, gaspillage, économie circulaire, énergies renouvelables, etc. Conçue comme une boîte à outils, la loi invite l’ensemble des parties prenantes à lutter conjointement et efficacement contre le changement climatique.

Des salariés impliqués dans les démarches de leurs employeurs

Parmi les entités mobilisées se trouvent les entreprises… et leurs salariés, dont la vie professionnelle va être modifiée par certaines mesures imposées par la loi. Et ces mesures sont attendues : 77 % des salariés estiment être gênés dans leur quotidien par les effets de la pollution. La préservation de l’environnement est devenue un sujet important pour 78 % d’entre eux[1] et s’ils attendent que l’État agisse plus efficacement en la matière, ils sont également 67 % à trouver que leurs employeurs ne sont pas assez engagés. À leurs yeux, ces derniers portent pourtant leur part de responsabilité : 25 % considèrent que l’activité de leur entreprise a un impact sur la qualité de l’air extérieur et 28 % sur la qualité de l’air dans les bureaux ou bâtiments de travail. Se sentant exposés, voire affectés par différentes formes de pollution, les salariés encouragent donc leurs entreprises à se saisir des questions environnementales pour protéger la planète et la santé de leurs collaborateurs. Pour les entreprises, faire de la nouvelle loi une opportunité d’agir sur l’environnement peut donc se révéler une équation gagnante.

Encourager l’écomobilité des collaborateurs

Au cœur des initiatives portées par les entreprises, les solutions de mobilité écologique font partie des plus courantes. Avec la loi, les entreprises réunissant plus de 100 salariés sur un même site doivent désormais mettre en place un véritable plan de mobilité pour aider leurs collaborateurs à faire le choix de transports doux : transports en commun, covoiturage, vélo ou encore autopartage. Des mesures financières incitatives sont d’ailleurs prévues pour l’employeur qui participera aux frais de déplacements de ses salariés cyclistes ou mettra à leur disposition une flotte de vélos gratuits. Un effort qui répond aux préoccupations des salariés puisqu’il n’aura pas seulement un impact sur l’environnement mais aussi sur leur santé.

Des conséquences positives sur la santé des salariés

Au-delà de la réduction de l’empreinte environnementale, les incitations à marcher davantage ou à prendre le vélo donnent la possibilité aux salariés de pratiquer une activité physique. « La sédentarité favorise le développement de facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol… avec toutes les complications que cela implique », rappelle le professeur François Carré, cofondateur de l’Observatoire de la sédentarité[2], qui recommande de « ne pas prendre sa voiture pour un déplacement de moins de 2 kilomètres, ne pas chercher à se garer au plus près de l’endroit où l’on se rend, d’utiliser le vélo dans de bonnes conditions de sécurité dès que possible. » En outre, ces incitations correspondent aux attentes des salariés, qui se disent prêts à changer certaines de leurs habitudes pour préserver l’environnement et leur santé.


 

[1] Malakoff Médéric, Environnement et santé, novembre 2015.

[2] http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/01/24/la-sedentarite-tue-plus-que-le-tabac_4354073_1651302.html

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