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La pause déjeuner, un levier sous-estimé pour la santé

Sans grande surprise, le repas est un moment qui compte dans le quotidien des Français. Plus qu’ailleurs dans le monde, ces derniers prennent le temps de savourer ce qui se trouve dans leur assiette que ce soit à la maison ou au bureau. Cela tombe plutôt bien car la pause déjeuner est un levier clé de la santé des salariés… Au point d’avoir une incidence sur la santé de l’entreprise ? C’est bien possible. Retour sur les enjeux sous-estimés de l’alimentation au travail.

Pour 56 % des salariés le déjeuner reste un moment de détente et 77 % prennent ainsi plus de 30 minutes pour en profiter[1]. Néanmoins si 68 % affirment faire attention à l’équilibre de leur alimentation, 55 % des moins de 30 ans avouent une tendance à grignoter[2], 59 % déjeunent régulièrement sur le pouce et 32 % sautent même fréquemment ce repas[3]. Au bout du compte, 61 % imputent leurs difficultés à maintenir un équilibre alimentaire au manque de temps et aux difficultés d’organisation. Un constat qui mérite que les entreprises se penchent sur le déjeuner des salariés[3].

 L’alimentation, un déterminant majeur de la santé

Rappelons qu’une mauvaise alimentation, associée au manque d’activité physique, serait en effet la cause principale de la progression de l’obésité et des maladies cardiovasculaires dans le monde[5], responsables de 17,5 millions de décès par an selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour faire face aux conséquences humaines sociales et économiques, les pays instaurent donc des politiques de santé publique visant directement l’alimentation des populations.

En France, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été lancé en 2001 et déploie une partie importante de son action auprès des employeurs car « le lieu de travail constitue un des terrains privilégiés pour toucher une très large population (…) Souvent, les actifs se restaurent sur place et passent une partie importante de leur vie sur leur lieu de travail. »[6]  En effet, 31 % des salariés apportent leur propre repas[2] et 20 % se rendent à la cantine de leur entreprise[2]. Pour le PNNS, la solution se trouve donc chez l’employeur : « la promotion d’une bonne alimentation adaptée au contexte propre de l’entreprise peut contribuer à faciliter l’adoption par chacun de comportements favorables pour la santé. »

L’entreprise, un lieu de prévention à développer

Pour les employeurs, le calcul est porteur car une alimentation déséquilibrée, en impactant la santé des travailleurs, produit aussi des effets néfastes sur les entreprises. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), un régime alimentaire trop pauvre ou une nourriture trop riche prise sur le lieu de travail pourrait coûter jusqu’à 20 % de la productivité des pays[9]. Heureusement, les dirigeants sont 97 % à considérer la santé et le bien-être des salariés comme des sujets de préoccupation majeurs. Une position dont les salariés, en attente d’initiatives, entendent bien se saisir : 41 % aimeraient être mieux dépistés sur les maladies graves ou les facteurs de risque (diabète, hypertension, cholestérol), 47 % aimeraient pouvoir faire de l’exercice et 38 % bénéficier de services liés à leur alimentation[2].

Des initiatives au cœur de la responsabilité des entreprises

Alors depuis plusieurs années, les actions en faveur de la bonne alimentation se multiplient au sein des entreprises, souvent inscrites dans le cadre des politiques de responsabilité sociale. Les exemples de bonnes pratiques ne manquent pas. Ici, des fruits sont mis gratuitement à disposition des salariés pour remplacer le snack sucré. Là, des cours de cuisine équilibrée sont dispensés à ceux qui souhaitent apprendre à manger bien et bon à la fois. Le PNNS met à disposition des entreprises un document qui liste toutes les actions qui peuvent être menées par les dirigeants. Selon la nutritionniste diététicienne Patricia Boulos : « L’alimentation a des effets sur l’énergie des individus, leur humeur et leur capacité d’attention »[11], et 91 % des dirigeants estiment qu’une bonne alimentation contribue directement à la performance de leur entreprise, à la motivation et à la fidélisation des salariés. Les entreprises ont donc tout intérêt à franchir le pas.


[1] Enquête Ideal Meal sur les habitudes alimentaires, réalisée par Edenred, avril 2016.

[2] Etude annuelle Santé et Bien-être des salariés, Malakoff Médéric 2016.

[3] Enquête sur les habitudes de vie des jeunes qui les exposent au surpoids et à l’obésité, enquête réalisée pour Doing Good Doing Well par Ipsos / Logica Business Consulting, 2015.

[4] http://www.recrutons.fr/bonne-alimentation-changer-vie-de-vos-salaries.html

[5] http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/09012013-GUIDE-PNNS-entreprises-DER.pdf (PDF – 1,5 Mo)

[6] http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_005659/lang–fr/index.htm

[7] http://www.leparisien.fr/economie/business/manger-mieux-pour-travailler-plus-22-02-2016-5566449.php

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Prévention santé
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