Synthèse
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Auvergne-Rhône-Alpes : un meilleur équilibre vie pro/vie perso

A l’occasion des Trophées de la nouvelle entreprise, le Baromètre Santé et Qualité de Vie au Travail dévoile, pour la 3ème année consécutive (2016 à 2018) ses résultats concernant l’évolution des dimensions de la santé et la qualité de vie au travail des salariés de la région Auvergne-Rhône-Alpes*. Focus sur les principaux enseignements.

Taux de chômage en baisse, nombre de créations d’entreprises en hausse, la reprise économique de cette région voisine de l’Italie et de la Suisse, entrevue en 2017, se confirme. Et les salariés le sentent bien. La confiance des salariés n’a jamais été aussi forte avec 73% qui déclarent avoir confiance dans leur avenir professionnel alors qu’ils n’étaient que 67% en 2016. Plus confiants, ils sont aussi nombreux (73%) à juger leur qualité de vie au travail bonne, voire très bonne. Mais attention tous les indicateurs ne sont pas tous au vert.

Une qualité de vie au travail plus stimulée

Avec cette vitalité économique retrouvée, on s’attendrait peut-être à ce que les salariés de la région de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble élisent comme critère n° 1 d’une qualité de vie au travail réussie, la rémunération. Raté ! Ils sont plus que jamais convaincus que c’est le collectif qui est le booster de la qualité de vie au travail. 52% des salariés – soit 3 points de plus qu’au niveau national et 5 points de plus par rapport à 2017 – estiment que c’est par une bonne ambiance avec les collègues qu’ils peuvent bien se sentir bien au travail.

Ainsi, 68% des salariés se disent contents de venir travailler et 57% d’entre eux se déclarent très engagés dans leur travail. Cette motivation semble contre-balancer l’érosion de l’engagement qui touche le monde du travail dans sa globalité. Preuve en est avec le phénomène de l’absentéisme, véritable thermomètre de l’engagement, qui subit, en effet cette année, un léger recul avec une baisse notable du nombre de salariés ayant pris un arrêt maladie (25% vs 32% en 2016) ainsi que du nombre de salariés ayant pris une absence non prévue (26% vs 30% en 2016). Mais d’autres paramètres ont également pesé dans la balance cette année notamment avec l’équilibre entre la vie pro et perso qui s’est amélioré.

Une vie privée un peu mieux préservée

Si l’équilibre vie pro / vie perso a toujours été important pour les salariés, depuis deux ans, cet enjeu pèse d’avantage dans leur épanouissement professionnel, notamment pour les salariés de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

43% des salariés estiment que ce sera, après l’équité et la juste rémunération, le deuxième enjeu le plus important dans les 10 prochaines années, chiffre légèrement au dessus de la moyenne nationale (41%). Mais si les salariés de la région sont aussi nombreux (36%) qu’au niveau national à rencontrer des difficultés à concilier travail et engagements personnels ou familiaux, ils parviennent mieux que les autres à préserver leur vie personnelle face à l’empiétement de leur vie professionnelle. Ils sont en effet moins nombreux qu’au niveau national à céder au dictât de l’urgence. Seulement 27% des salariés consultent leurs mails professionnels en dehors du travail vs 32% au national et 42% vs 46% à rester joignables pendant leurs congés. Ce souci de préserver leur vie privée se note également au niveau des congés avec seulement 15% vs 19% au national à ne pas solder l’ensemble de leurs jours. Les salariés de la région se distinguent aussi par leurs attentes plus axées sur la réduction du temps de travail et l’aide de leurs proches plutôt que sur le télétravail pourtant primée comme solution première par les salariés de l’Île de France pour mieux concilier travail et vie personnelle. Ces attentes sont peut-être à mettre en perspective au regard des situations de fragilité que vivent de façon plus fréquente les salariés de la région.

Des situations de fragilité plus fréquentes

Grâce à son taux de natalité élevé et son attractivité démographique, la région Auvergne-Rhône-Alpes est une région plus jeune que la moyenne nationale. Elle reste néanmoins comme le reste de l’Hexagone confrontée au phénomène de vieillissement de la population avec son cortège de conséquences qui impactent la vie des salariés. En effet, aujourd’hui ils sont désormais, 39% à se faire des soucis pour un proche, soit 9 points de plus qu’en 2016 et 4 points de plus par rapport au national. Sur les 19% de salariés aidants, ils sont également plus nombreux (51%) à être intéressés par des services d’accompagnement, ce qui représente une hausse de 18 points par rapport à 2016.

Autre sujet lié à l’âge : l’allongement de la vie professionnelle. Les salariés sont plutôt inquiets sur leurs capacités à tenir sur la durée. S’ils sont un peu moins (51% ) qu’au niveau national (53%)  à penser être incapables de travailler au même rythme dans 10 ans, ils sont un peu plus nombreux (28% vs 26%) à estimer qu’avoir plus de 45 ans est un handicap pour leur entreprise. Là aussi, les salariés démontrent une forte attente d’accompagnement par les entreprises avec 66% d’entre eux qui seraient intéressés si leur entreprise proposait un service pour être informé et accompagné dans l’aménagement de la fin de carrière.

Pour en savoir plus sur le décryptage des grandes tendances du baromètre santé et qualité de vie au travail et les chiffres clefs, rendez-vous sur notre 2ème numéro de We Demain ainsi que sur notre data-visualisation.

* Les 10 ans du baromètre BST résulte d’une enquête de perception unique par son échantillon et sa profondeur historique. Pour l’édition 2018 en région Auvergne-Rhône-Alpes , l’enquête régionale a été conduite en partenariat par Sociovision entre avril et mai 2018 sur un échantillon de 500 salariés du secteur privé.

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